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la Morale et la Logique

la Morale et la Logique
la Morale et la Logique

(Un vieux baobab majestueux étend ses branches, offrant une ombre bienveillante à deux sages compagnons : la Morale et la Logique. Assis en tailleur sur les racines noueuses de l’arbre, ils discutent avec gravité du monde des hommes.)

La Morale
(Observant l’horizon)
— Vois-tu, Logique, l’humanité semble avoir perdu son chemin. Elle court après l’or et le pouvoir, oubliant le sens du bien et du juste. N’est-ce pas là une tragédie ?

La Logique
(Hoche la tête lentement)
— Certes, Morale, mais la faute n’est-elle pas à l’ignorance ? L’homme suit trop souvent ses désirs immédiats sans analyser les conséquences de ses actes. Il ne réfléchit pas, il agit impulsivement.

La Morale
(Soupire)
— L’impulsion seule n’est pas mauvaise, mais elle doit être guidée par un sens profond du bien et du mal. Si chacun prenait un instant pour se demander : « Est-ce juste ? Est-ce bon pour autrui ? » alors le monde serait plus doux.

La Logique
— Et pourtant, combien prennent réellement ce temps de réflexion ? L’homme est souvent esclave de ses émotions. Il écoute son cœur, mais oublie d’y mêler la raison.

La Morale
— C’est là mon chagrin. L’empathie et la bienveillance ne devraient jamais être mises de côté. Un monde sans compassion devient un désert de solitude.

La Logique
— Mais un monde sans réflexion devient un chaos. L’homme doit apprendre à peser ses décisions, à mesurer l’impact de ses paroles et de ses actions. Il ne s’agit pas seulement d’être bon, il faut être intelligent dans la bonté.

La Morale
— Ainsi, nous sommes d’accord : la sagesse de l’humanité réside dans notre équilibre. Moi, la Morale, j’enseigne le bien. Toi, la Logique, tu montres le chemin pour l’atteindre.

La Logique
(Sourit doucement)
— Ensemble, nous pourrions tant faire… Mais l’homme nous écoute-t-il vraiment ?

La Morale
(Regarde les branches du baobab danser sous le vent)
— Peut-être que ce vieil arbre, témoin de l’histoire, chuchote nos paroles à ceux qui veulent bien les entendre.

(Le vent souffle doucement, portant avec lui les murmures de la sagesse. Peut-être, quelque part, un homme ou une femme l’entendra et choisira de suivre le chemin de l’équilibre…)